Académie des

Sciences, Agriculture,  Arts et Belles lettres

d'Aix-en-Provence

 

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LE CALENDRIER DE L'ACADEMIE

 

 

CONFERENCE NATIONALE DES ACADEMIES

 

 

Mesdames les Présidentes, Messieurs les Présidents,

Chères Consoeurs, chers Confrères,

 

C’est une invitation à la célébration de l’été chargé de mille parfums de la nature en splendeur que je vous adresse… Ces parfums doux comme des hautbois, verts comme des prairies… symboles de purification venus du fond des Ages, de lumière selon Balzac, de puissants provocateurs de la mémoire personnelle et collective. Ils sont autant d’appels à l’émerveillement de ce don de la nature et à sa préservation.

 

L’été est sans doute un temps propice de retour sur soi, un coup d’œil sur la fuite du temps dans l’éternité du cosmos et peut-être aussi celui de la paresse. Un mot honni pourtant célébré par philosophes et écrivains sans doute pour en chasser la culpabilité : « La paresse est nécessaire/ Il faut la mêler à la vie pour prendre conscience de la vie » nous assure le moraliste Jacques Chardonne.

 

La vie que nous partageons est bien celle de la Conférence nationale en son prochain colloque à Paris, les 11 et 12 octobre 2019, soutenu par M. le Chancelier Xavier Darcos et M. Gabriel de Broglie, président de la Fondation Del Duca. Qu’ils en soient vivement remerciés.

 

M. Jean Hurstel, secrétaire général de la CNA, a finalisé les convocations et le programme qui vous ont été adressés il y a quelques jours.

A noter la date limite d’inscription : le 30 juin 2019.

 

Le thème de l’Innovation a brillamment inspiré 6 consoeurs et 18 confrères.

Nul doute que leur communication fera les délices de l’auditoire et des lecteurs des Annales tant elle nous entraîne dans une passionnante transdisciplinarité.

 

Notre gratitude rejoint Michel Woronoff et Françoise L’Homer qui ont consacré temps et énergie à la mise en page des textes pour leur future édition.

 

Reconnaissons cependant que tout n’est pas d’une exemplaire simplicité dans notre espace académique. Un rapport de l’Académie française au sujet récurrent de la féminisation des noms de métiers, souligne l’absence d’obstacle de principe à la féminisation des noms. « Celle-ci relève d’une évolution naturelle de la langue» explique le texte tout en précisant ne pas vouloir dresser une liste exhaustive des noms.

Il arrive que la liberté soit un cadeau empoisonné.

Peut-on craindre des embarras langagiers, redouter la peur de froisser, commettre un impair ou assumer de ne pas être dans « l’air du temps ? Faudra-t-il s’enquérir du souhait de l’autrice, de la bâtonnière, de la notairesse, de la maîtresse de conférence avant d’adresser courrier ou salutation ?

 

La question n’est pas anodine. Puis-je espérer avoir l’un ou l’autre avis, chère consoeur, cher confrère qui me permettra de revenir sur le sujet lors de l’une de nos rencontres si tel est votre souhait ?

 

Pour mémoire un extrait du discours de Jean d’Ormesson lors de la réception de Marguerite Yourcenar à l’Académie française : « Je ne vous cacherai pas, Madame, que ce n’est pas parce que vous êtes une femme que vous êtes ici aujourd’hui : c’est parce que vous êtes un grand écrivain. Etre une femme ne suffit toujours pas pour s’asseoir sous la Coupole. Mais être une femme ne suffit plus pour être empêchée de s’y asseoir ».

 

 

Ce 6 juin 2019, date de la libération de la France, est une occasion de rendre hommage à celles et à ceux qui n’ont pas hésité à s’opposer à la barbarie. Qu’ils soient civils, militaires, résistants, certains furent aussi membres de nos académies. Nous savons que leur mémoire est conservée vivante dans leurs œuvres, les travaux de leurs successeurs au cœur de l’Institut dont la coupole semble veiller, à jamais, sur ses filles et ses fils bien-aimés.

 

Christiane Roederer

Président de la Conférence nationale des Académies