ACADÉMIE

d'AIX  EN  PROVENCE

1ère PAGE

LES  COMMUNICATIONS

DE  L'ACADÉMIE

 

 SECOND TRIMESTRE

 

 

20 février :   17h. Danièle IANCU-AGOU

" Récit croisé de la vie d'un couple singulier, miroir de l'épopée des juifs et néophytes provençaux à la fin du Moyen-Age ".

 

 

TROISIEME TRIMESTRE

 

 

13 mars : 17h. Réception de Monsieur Jean-Pierre CENTI

Éloge de Monsieur Roger BOUT Réponse de Monsieur Jacques LAFON

 

20 mars : 17h. Hirotaka OGURA :

   « Qu’est-ce que le théâtre : évocation poétique ou action dramatique ? »

 

27 mars : 16h.30 Jean-Claude GAUTRON

   « Présentation du site académique »

 

  17h. Jean-Marie ROUX :

« L’extraordinaire aventure du chemin de fer du Yunan »

 

3 avril: 17h. Jean-Louis CHARLET :

   « Une proposition de censure philologique pour l’édition des textes classiques à Rome sous le pontificat de Paul II ( 1470 ) »

 

10 avril: 17h. Dominique MAUTIN :

   « G. Lenotre, une grande "petite histoire" »

 

17 avril : 17h. Jean-Louis CHARRIERE :

   « L’énigme des stèles d’Entremont »

 

15 mai: 17h. Bernard JOUISHOMME :

   « Les Indiens d’Amérique »

 

22 mai : 17h. Jean-Claude GAUTRON :

   « Kandinsky »

 

29 mai : 17h. Jean BONNOIT :

   « Sainte Consorce »

 

5 juin : 17h. Marie-Clotilde ESCALLE :

   « Stèles en Champsaur, Valgodemar. Un patrimoine méconnu et menacé ».

 

12 juin :  Lourmarin, séance de clôture

  15h.45 Accueil.

 

  16h. Ouverture de la séance par le Président

   Bilan de l’année par le Secrétaire perpétuel

 

   Éloge de la Vertu : Max Michelard : « Robert Laurent-Vibert

 

   Remise des prix

  18h. Pot convivial sur les terrasses du château

 

 

 

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

 

 Le mardi 30 janvier 2018,

 

l’Académie a entendu M. Pierre Nalin donner sa communication

Giraud, Guizot, Thiers et les autres : itinéraires d’un académicien aixois.

 

Le conférencier évoque surtout son aïeul Charles Giraud, né à Pernes-les-Fontaines en 1802, dans une ancienne famille de notaires. Diplômé de la Faculté de Droit d’Aix où il se lie d’amitié avec Adolphe Thiers et François Mignet, Charles Giraud fut Président de l’Académie d’Aix à 36 ans. Il y prononça un discours mémorable, intitulé Du caractère de la civilisation et des doctrines politiques chez les anciens et les modernes.

 Sous Guizot, Charles Giraud entretint des rapports professionnels durables avec Prosper Mérimée, Inspecteur Général des Monuments Historiques, à qui il fit visiter le site celto-ligure d’Entremont. Mérimée commente : « L’absence de médailles, d’instruments de bronze, de tuiles, la grossièreté des poteries et la maladresse des sculptures, tout dénote une époque de barbarie et un peuple voisin de l’état sauvage » ! Un budget est malgré tout libéré pour lancer les fouilles. En 1835, Giraud obtient la chaire de Droit administratif à Aix. Ses compétences vont permettre à la ville de conserver la propriété de la bibliothèque Méjanes.

 En 1842, notre Aixois s’installe à Paris parce qu’il est élu membre de l’Académie des Sciences Morales et Politiques. Il y fera plus de 220 communications. Il collabore aussi avec Louis-Philippe, roi des Français, pour la rédaction du Traité d’Utrecht (1847). Guizot lui écrit à ce sujet : « Sa Majesté me recommande de vous dire, Monsieur, qu’elle est enchantée de votre travail ». Mais en 1848, c’est la fin de la Monarchie de juillet… Sous la Seconde République, Charles Giraud sera deux fois ministre de l’Instruction publique et des cultes. Il demande alors aux élèves de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm de décliner toute invitation officielle aux bals, fussent-ils « de l’Hôtel de ville » : « L’autorité même de la profession à laquelle ils se destinent et le travail sérieux qui leur est imposé ne permettent guère ce genre de distractions ». Mais sa plus spectaculaire décision est d’interdire de cours Jules Michelet, au Collège de France. Conseiller d’Etat sous Napoléon III, Charles Giraud vote contre la dépossession des biens de la famille d’Orléans. Cela lui vaut sa révocation. Il reprend alors sa chaire de Droit romain à la Faculté de Paris. Cette fin politique est accompagnée de malheureuses spéculations sur les forges d’Herserange en Belgique qui forcent Giraud à vendre sa précieuse bibliothèque. Généreux, l’Empereur aidera son ex-ministre à rembourser ses dettes.

 Plus tard, Charles Giraud fréquente le salon de la princesse Mathilde où il rencontre toutes les célébrités de l’époque, Sainte-Beuve, Théophile Gautier, Victor Cousin, Renan, Flaubert, Viollet-le-Duc, les Goncourt… Malgré son veuvage en 1867, Giraud continue de rendre les invitations chez lui où, selon Charles de Goncourt, il lui arrive de servir « un dîner tout provençal commençant par la bouillabaisse, en passant par la brandade et en finissant par l’aïoli » ! Le siège de Paris en 1870 met fin à ces mondanités. Thiers écrase la Commune et permet à la Princesse, avec le soutien de Giraud, de rentrer en France. Flaubert regrette de n’avoir pas reçu l’ancien Aixois chez lui à Croisset, et Guizot lui demande un avis favorable de l’Institut pour son prochain livre. Quant à Mignet, il s’émerveille d’un cadeau de Charles Giraud à Jules Simon, Président du Conseil : « Donner un Cicéron de Robert Estienne en deux volumes in folio, maroquin rouge, fleurdelisé, c’est faire un magnifique présent. Le rendre à son ancien possesseur qui l’avait vendu, en accompagnant cette gracieuse restitution d’une phrase latine si spirituellement tournée et si classiquement écrite, c’est d’une exquise munificence ». Le 14 mai 1881, Charles Giraud donne son ultime cours à l’Ecole de Droit et s’éteint le 13 Juillet, sans avoir voulu revoir son ami François Mignet, qui pourtant venait tous les jours prendre de ses nouvelles.

 En 1885, Ernest Renan écrit à la Princesse Mathilde, leur amie commune : « J’aimais beaucoup Giraud. Sa franche, fine et honnête nature, sa gaité si pleine de philosophie me plaisait infiniment ».

 Notre conférencier ne pouvait trouver meilleure conclusion à cette riche vie qui fait briller par un sourire final la générosité du soleil provençal.

 

M-C.E

 

 

 

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

 

 

 

 Le mardi 23 janvier 2018, l’Académie a entendu Monsieur Philippe Malburet donner sa conférence, La représentation du ciel depuis Anticythère jusqu‘au planétarium moderne.

 

 L’homme a toujours cherché à représenter la voûte céleste et ses extraordinaires mouvements d’horlogerie. C’est après de multiples tentatives au fil des âges que le mécanisme d’Anticythère aboutit au planétarium moderne.

 

 D’après Cicéron, Archimède (287-212 av JC) avait déjà réalisé une sphère représentant le mouvement des astres. Mais la découverte, au début du XXème siècle à proximité de l’île grecque d’Anticythère, d’une épave datant de 87 avant JC, nous intéresse particulièrement. On en remonta un mystérieux mécanisme aux engrenages taillés dans le métal, et dont le nombre de dents sont des références astronomiques indubitables. Il peut donc être considéré comme un des tout premiers planétariums, bien que les discussions savantes à son sujet ne soient pas closes.

 

 Après Galilée (1610), de nombreux « planétaires » furent proposés. Citons les « orreries » de Charles Boyle, 4ème comte d’Orrery, en Irlande. Ou encore, le globe de Gottof à l’intérieur duquel il était possible de pénétrer pour voir le ciel. Cet objet se trouve au musée Lomonossov de Saint-Pétersbourg. Au 18ème siècle, sur le plafond d’une maison de la ville de Franeker, aux Pays-Bas, le néerlandais Eisinga représenta les planètes du système solaire connues à cette époque. Elles étaient actionnées selon les lois du cosmos par un mécanisme complexe. Au début du XXème siècle, aux Etats-Unis, c’est la construction du globe d’Atwood, mû par un moteur électrique. Sa surface percée d’environ 700 trous permet de faire apparaître ou disparaître les planètes. Des masques de différentes formes figurent les phases de la lune. Cette merveille est visible au musée de l’Académie des Sciences, à Chicago.

 

 Enfin, après avoir hésité entre le planétarium « copernicien » et le planétarium « ptolémaïque », les ingénieurs conçurent le planétarium moderne. En 1923, recréant « le silence majestueux de la nature », un premier prototype fut construit sur le toit du Deutsches Museum de Munich. La technologie évoluant, on utilise maintenant les LED, la fibre optique, et des logiciels pour simuler les divers mouvements de la sphère céleste. Certains simulateurs sont même entièrement numériques. L’ordinateur produit une image qui peut être projetée grâce à plusieurs vidéoprojecteurs répartis en périphérie ou au centre…

 

On se déplace ainsi instantanément en tout lieu de la terre pour y voir le ciel correspondant, ou on s’évade dans d’imaginaires voyages interstellaires ! Mais le système « hybride » est la meilleure solution : le ciel est produit par un simulateur optomécanique et toutes les projections annexes se font grâce à un système numérique. C’est ce qui équipera bientôt le Planétarium Peiresc d’Aix-en-Provence et sa coupole de huit mètres.

 En France, le premier planétarium fut acquis pour l’Exposition Universelle de 1937. Il est installé dans l’actuel Palais de la Découverte. A partir des années 1980, les planétariums se sont multipliés sur notre territoire. On en compte aujourd’hui une centaine.

 

 L’auditoire captivé a apprécié l’excellente pédagogie de l’orateur qui lui a rendu accessibles toutes ces choses un peu techniques. Qu’il en soit remercié !

 

 M-C. E

 

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

 

 

Le mardi 16 janvier 2018, l’Académie a entendu une communication de Monsieur Bernard MATHIEU, intitulée : « L’affaire du Freinet (9ème -10ème siècles), considérations politiques, militaires et religieuses ».

 

Le territoire des Francs connaît une période très troublée à partir du 8ème siècle. Les Arabes ont conquis le monde méditerranéen et après avoir envahi l’Espagne, ils s’installent en Septimanie. Arrêtés à Poitiers en 732, ils se tournent alors vers la Provence. L’Empire de Charlemagne, divisé par le traité de Verdun en 843, n’a plus les moyens de s’opposer à leurs visées et l’Occident chrétien est confronté à la piraterie sarrasine.

 

Les Arabes s’engagent dans la création de repaires le long des côtes provençales et occupent à la fin du 9ème siècle tout le massif des Maures. Pillages et dévastations sont d’abord limités à la Provence orientale, alors que la partie occidentale est mieux protégée par des fortifications qui barrent les rives du Rhône. La Provence est un état fictif, divisé par des querelles intestines. Ce n’est qu’en 962 qu’une autorité forte est restaurée avec Otton 1er qui reprend le titre de Imperator Augustus.

 

A la fin du 9ème siècle, Freinet, en arabe Djebel al Kilal, est occupé et cela va durer 80 ans. Un évènement imprévu va mettre fin à cette occupation. En juillet 972, Mayeul, abbé de Cluny, revient d’un long séjour en Italie et tombe dans une embuscade tendue par les Sarrasins. Une rançon de 1000 livres d’argent est versée contre sa libération qui a lieu le 15 août. Pour venger cet affront fait à la chrétienté, une chasse aux ravisseurs est organisée par tous ceux dont Mayeul est l’ami, le conseiller et l’arbitre : Otton 1er, le pape, tous les seigneurs de Provence dont le comte Guillaume d’Arles. Les coalisés se rendent maîtres du Freinet et de tout le massif. Cette reconquête est alors suivie d’une recomposition de tous les domaines de la Provence orientale.

 

Les pirates sarrasins sont restés vivants dans la mémoire des Provençaux ce qui est paradoxal, étant donné l’absence d’indices matériels sur une terre occupée pendant des décennies : aucune trace d’habitat, de lieu de culte, de sépulture, de poteries, de murailles ou de tours.

 

Le comte Guillaume après sa victoire devient le chef incontesté de la féodalité provençale.

 

Cette communication a eu le mérite d’exposer la complexité de cette époque marquée par des invasions successives et la difficulté d’y faire face tant la situation politique était confuse.

 

M.C.

 

 

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

 

Le mardi 9 janvier 2018, l’Académie a entendu une communication de Monsieur Jean-Louis BERGEL, intitulée : « Fauves de Provence, Fauves en Provence ».

Le fauvisme est un art de rupture, une révolution artistique contre l’académisme, le néoclassicisme, le symbolisme, l’impressionnisme et le divisionnisme. C’est un art fondé sur la couleur pure, la simplification des formes, le rejet de la perspective. La peinture doit être une représentation des émotions du peintre et non une représentation de la réalité. Ce mouvement, dont le chef de file est Matisse, s’est révélé au Salon d’automne de 1905 où exposaient Matisse, Derain, de Vlaminck, Van Dongen… Ces artistes ont partagé entre 1905 et 1908 une même conception, par des techniques picturales analogues et inédites. La lumière méditerranéenne s’est prêtée naturellement à l’explosion des couleurs.

La Provence, berceau du fauvisme. Les couleurs du Midi ont exalté les talents de nombreux artistes qui y sont nés.

Charles Camoin (1879-1965) est considéré comme le plus impressionniste des Fauves, dont il a évité la violence et les excès. Ses portraits, ses natures mortes et ses paysages sont marqués par l’éclat du Midi, mais aussi par une douceur inconnue des autres fauves.

Seyssaud (1867-1952) est un peintre provençal, installé à Saint Chamas. Reconnu comme un des pionniers de l’art moderne, c’est un coloriste emporté : « il écrase sur sa palette les couleurs les plus ardentes : rouge vif, bleu cru, jaune fulgurant, vert exaspéré qu’il épand avec une énergie brutale ».

Chabaud (1882-1955). Sa vie de noctambule à Paris l’a inspiré davantage que la Provence. Il choisit les thèmes urbains et industriels de la ville lumière plutôt que les paysages : rues chargées d’affiches, vues enfumées de gares, hôtels borgnes, prostituées aux visages ravagés et aux maquillages outranciers. Sa palette est violente : rouges vifs, jaunes éclatants, noirs de jais, blancs purs, bleus métalliques. On lui doit aussi des paysages provençaux plus sobres : bords de mer ou de l’étang de Berre, avec des formes plus stylisées et des couleurs moins vives.

Lombard (1884-1973) est le provençal qui correspond le plus au fauvisme. Il joue sur l’opposition de zones claires et de zones foncées. Pour lui, le fauvisme est la division de la surface du tableau en compartimentages colorés pour aboutir au choc visuel.

La Provence, terre d’accueil des Fauves.

Des artistes comme Braque, Dufy et Friesz ont en premier lieu trouvé le langage de la couleur sur les rivages de la Normandie mais, c’est dans le Midi qu’ils deviennent Fauves.

Braque (1882-1963), inspiré par l’Estaque, schématise les paysages par des jeux de courbes et de droites, et dit adieu au point de fuite, comme dans Le viaduc de l’Estaque. Il construit à la manière de Cézanne et du pointillisme des tableaux comme Embarcadère, Paysage à l’Estaque aux  « tons de rose, carmin, vermillon et jaune citron ».

Derain (1880-1954) à l’Estaque, Cassis ou Martigues pousse l’intensité des couleurs. Il s’efforce de simplifier les formes par le choc des couleurs, en neutralisant la profondeur.

Dufy (1877-1953) partage cette volonté de simplification d’abord en Normandie puis à Marseille et à Martigues. Il compose ses toiles par de grands aplats de formes géométriques, de bleus, de verts, de jaunes, de rouges.

D’autres comme Matisse, Marquet, Camoin ou Manguin, en choisissant Saint Tropez pour peindre des paysages, des prostituées, ont fait de cette localité un des foyers du fauvisme.

Pour les Fauves, il fallait se libérer du modèle, détacher le motif de la nature pour en faire le motif du tableau.

Dans sa conclusion, le conférencier rappelle que le fauvisme reste un temps fort de la peinture du 20ème siècle en France et que la Provence occupe une place de choix dans cette épopée. Le règne du fauvisme fut bref mais intense. Il fut une parenthèse contre l’art conventionnel et un trait d’union entre l’art moderne et l’art contemporain. D’ailleurs les Fauves eux-mêmes ont évolué au cours de leur parcours. L’art n’est-il pas toujours fait de continuités et de ruptures ? Passionné par la peinture, Jean-Louis Bergel a offert à l’Académie une belle et riche communication illustrée par la projection de nombreuses œuvres picturales.

 

M.C.

 

 

 

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

Le mardi 19 décembre l’Académie a entendu M. Jacques Maleyran donner sa communication 1917, l’année qui a changé le monde.

 

En une remarquable et brillante synthèse, notre conférencier a récapitulé les événements de cette année décisive dont nous achevons de marquer le centenaire.

 

La première guerre mondiale dure depuis trois ans. 1917, c’est la fin de l’Empire russe et, avec Lénine et Trotski, le début d’une épuration sanglante menée par la Tchéka, futur KGB. 1917 annonce aussi la fin de l’Empire Austro-hongrois, et celle de l’Empire ottoman qui a eu le temps de perpétrer le génocide arménien; c’est encore la déclaration de Lord Balfour qui reconnaît aux Juifs le droit de s’installer en Palestine.

 

Quant aux Français, ils sont entrés en guerre très conditionnés par les chansons patriotiques. Mais en avril 1917, après les lourdes pertes de l’offensive Nivelle, leur moral est en berne et les mutineries commencent sur le front, rythmées par la Chanson de Craonne. Sur 412 condamnations à mort, 55 seront exécutées. Le général Pétain, à son tour nommé au commandement, décide d’économiser les hommes et de réorganiser l’armée. De leur côté, les Anglais menés par le général Douglas Haig et soutenus par les tanks, se battent héroïquement à Vimy, Messines, Passchendaele en Flandre.

 

Le 2 avril, les Etats-Unis sont entrés en guerre contre l’Allemagne, et vont envoyer deux millions de soldats en Europe, des armes, des dollars. La guerre devient alors vraiment industrielle.

 

En 1917, l’Histoire à venir se prépare aussi. Le caporal Adolf Hitler forge dans les tranchées ses funestes pensées qu’il communiquera à un autre combattant de la grande guerre, l’aviateur Hermann Goering. L’ex-leader socialiste Mussolini, blessé au combat, clame sa rage après la défaite italienne de Caporetto, et mûrit son idéologie de dictateur fasciste. Le député Winston Churchill mobilise toute l’industrie britannique pour la fabrication d’armes, et l’américain Franklin Roosevelt encourage l’effort de guerre. Tous deux joueront un rôle déterminant dans la victoire des alliés, pendant la seconde guerre mondiale.

 

Le capitaine Charles de Gaulle, prisonnier des Allemands, trois fois évadé, trois fois repris, médite sur les bouleversements du présent : « L’avenir sera peut-être à nous » dit-il de façon prémonitoire. De son côté, Mao Tsé Toung entame à 23 ans sa « longue marche », qui ne se fera pas sans victimes. Et dans l’enfer des hommes, se lève un indien pacifiste, le Mahatma Gandhi, dont l’action non-violente aboutira à l’indépendance de son pays, l’Inde.

 

Après cette vertigineuse galerie de portraits où se sont mêlés semeurs de Mal et artisans de Paix, le conférencier a conclu en rappelant que 1917 fut aussi l’année de la création de la coupe de France de Football, du premier match entre la France et les All Blacks qui nous écrasent par 40 à 0, de L’homme et son désir de Darius Milhaud, de la Rhapsodie nègre de Francis Poulenc, de l’heure d’été, de l’apparition de la Vierge à Fatima au Portugal… et le 31 décembre à Brest, du premier débarquement du jazz en Europe.

 

L’auditoire, ému par les rappels tragiques de 1917, a su gré au conférencier de terminer plus légèrement par des notes de musique cette fin d’année 2017.

 

M-C.E

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

Le mardi 12 décembre 2017, l’Académie a entendu une communication de Madame Lucienne Ditto-Bozetto, intitulée : « Chagall, les écrits ».

 

Moïche Zakharovitch Chagalov : Marc Chagall né en Russie, à Vitebsk en 1887, mort à Saint Paul de Vence en 1985.

La peinture de Chagall entretient un rapport étroit avec l’écrit.

 

L’écrit dans le tableau

Il rencontre la relation texte-image dans des lubki, les icônes. Des écritures diverses prennent place dans ses tableaux. Au plafond de l’Opéra de Paris, des inscriptions sont un hommage à Mozart, Ravel, Brahms et à d’autres musiciens et danseurs. Chagall a appris à lire dans la Torah et dans quelques textes hassidiques, et les récits entendus parlent de la vie propre des lettres hébraïques qui se fiancent, se marient… L’écrit c’est d’abord sa signature, c’est aussi le nom de sa ville natale, Vitebsk, écrit en hébreu et en lettres dansantes. L’utilisation de l’hébreu a une dimension religieuse et affirme son origine « Je n’aurais pas été artiste si je n’étais pas juif ». Il construit les éléments d’un tableau en forme de lettre hébraïque : le « double portrait à l’éventail » en forme de gimel, « au-dessus de la ville » en forme d’aleph, « l’homme qui marche » en forme de aïn.  Des mots peuvent apparaître avec des variantes : dans l’étoile de David qui est derrière le Juif de « La prisée », une fois est écrit Vie, une autre fois Mort. Chagall disait «  il ne faut pas chercher à comprendre ».

 

Il intègre l’écrit qu’il rencontre dans le shtetl (quartier, village). A « l’entrée du cimetière juif de Vitebsk » de 1917, des versets d’Ezéchiel proclament l’espérance mais Chagall en a modifié un mot : dans la prophétie, est promis le retour sur le « sol d’Israël » alors que lui, écrit « Eretz Israël », espoir d’un pays neuf. Dans « le Juif en rouge », le texte semble pleuvoir sur l’homme mais les lettres hébraïques montent du sol, elles sont un appel à se lever. Chagall a peint de nombreuses crucifixions dont « La grande Crucifixion blanche », 1938, où ce qui est écrit en hébreu et en latin provoque de véritables scandales et lui vaudra d’être accusé de blasphèmes par certains juifs orthodoxes. Le crucifié est au centre des drames de l’histoire, entre les soviets et les nazis. Ce peintre juif peint une représentation chrétienne mais le linge autour des reins du crucifié est un châle de prière, un talit, à ses pieds brille une hanoukiah, mais au-dessus de sa tête on peut lire INRI, Jésus le Nazaréen le roi des Juifs. Ces trois écrits bibliques parlent d’ouverture, un des traits constants de Chagall : ouverture vers le pays neuf, ouverture et départ pour aller vers soi-même et ouverture vers une autre religion. Pour Chagall, « la plus grande source de poésie de tous les temps a toujours été la Bible ». Il a offert à la lettre hébraïque une place qu’elle n’avait jamais eue et l’a donnée à lire.

 

L’écriture des livres.

 

Les écrits de Marc et Bella Chagall lient étroitement écriture et peinture.

Ma vie, son autobiographie, commencée en 1921. L’invention est constante, l’imaginaire nourrit l’écriture. Chagall recrée des atmosphères. C’est l’enfance et la jeunesse à Vitebsk, les parents, la famille, la communauté, la ville marquée par la présence de la cathédrale. C’est Paris en 1910 et la découverte d’esthétiques qui le séduisent ou le révulsent. C’est en 1914, le retour en Russie et son mariage avec Bella. Ma vie est aussi un livre d’histoire : le tsar, la guerre avec les blessés et les prisonniers, la révolution de 1917 qui donne aux Juifs l’égalité des droits et fait de lui le « commissaire du peuple pour les arts » à Vitebsk, puis son rejet des soviets qui le ramène à Paris. Sa vie est aussi le refus de tous les –ismes : « à bas, le naturalisme, l’impressionnisme et le cubisme réaliste ! ». Pour lui, écriture et peinture relèvent du même élan et procèdent des mêmes choix esthétiques. Il exprime ce qui lui tient à cœur : passion de l’art et de la liberté, attachement à sa judéïté, à l’amour de Bella, à sa culture, à sa ville, à la Russie.

 

 Lumières allumées, Première rencontre, un écrit de Bella qui évoque son enfance, le monde de Vitebsk, les fêtes juives, l’atmosphère de la ville et de la maison. Sa poétique est de même nature que celle de Chagall puisqu’ils ont en commun le culte, la culture et l’imaginaire hassidiques.

 

 Il existe aussi des écrits moins connus de Chagall, poèmes écrits en yiddish ou en russe. On y trouve, l’espérance de 1917, le pays neuf, la nostalgie, mais aussi les sources de consolation : Jacob, Moïse, David qui sortent de la Bible pour marcher à ses côtés et les visages de Bella, l’unique, et de Vava, sa seconde épouse. Ce sont des poèmes-prières mais aussi des actions de grâce.

 

Quelques écrits sur Chagall

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

Le mardi 5 décembre 2017, l’Académie a entendu M. Bernard Guastalla donner sa communication Le petit tambour d’Arcole (1777-1837).

 

En rappelant les grands moments de l’épopée napoléonienne, le conférencier a fait revivre ce jeune héros provençal dont la statue orne la place de son village natal Cadenet, et dont la fine silhouette se profile, parmi les gloires de l’Histoire de France, sur les fresques de l’Arc de Triomphe et du Panthéon.

 

A l’état civil, il s’appelle André Estienne et s’engage dans l’Armée des volontaires du Luberon en 1792, à 14 ans. Avec ce bataillon mal formé et peu discipliné, il participe d’abord à une expédition en Sardaigne qui tourne au fiasco, puis avec l’armée du midi à une guerre de montagne, dans le comté de Nice et les Alpes, qui préserve la France d’une invasion par le Sud. Notre héros s’initie alors aux diverses batteries de son tambour et apprend à devenir un transmetteur d’ordre. En mars 1796, Bonaparte est nommé commandant en chef de l’armée d’Italie composée de soldats « nus et mal nourris ». Estienne, tambour des chasseurs à pied de la garde des Consuls, en fait partie et c’est à Arcole, face aux Autrichiens, le 16 novembre 1796, qu’il gagne son titre de gloire. « Il passa le canal à la nage, sous le feu de l’ennemi, battit la charge, et donna à ses camarades l’exemple de l’intrépidité » Pour sa « bravoure éclatante », Bonaparte, premier consul de la République, lui décerne « à titre de récompense nationale, des baguettes d’honneur (à manches et à pointes d’argent) ».

 

La veille, essayant d’entraîner ses hommes avec le drapeau de la 51ème demi brigade à la main, Bonaparte avait glissé dans le marais avec son cheval, mais il fut heureusement secouru par ses grenadiers. L’iconographie ne retiendra que l’image du général Bonaparte, le drapeau à la main, s’élançant sur le pont d’Arcole, ayant à ses côtés le tambour Estienne !

Celui-ci continue de s’illustrer, avec l’armée du Rhin, le 27 juin 1800, à la

 

bataille d’Auberhausen. Toujours volontaire, André Estienne franchit, de nouveau à la nage, le Danube à Günzbourg. En 1804, aux Invalides, il est décoré de la croix de la Légion d’Honneur par Napoléon qui lui aurait dit en se souvenant d’Arcole : « Je me rappelle de toi. J’aurais soin de toi ». Lors du sacre de l’Empereur, le 2 décembre de la même année, Estienne est le seul tambour à être retenu pour battre dans la nef de N-D de Paris. Un an plus tard, jour pour jour, à Austerlitz, il livre dans les rangs de la garde impériale sa dernière bataille contre les troupes austro-russes.

 

En 1806, après 14 ans de service, le tambour prend sa retraite, fonde une famille, connait des difficultés financières qui s’atténuent sous Louis-Philippe, grâce à la protection du père d’Alfred de Musset. Il peut encore vivre de paisibles années, jusqu’à sa mort le 29 décembre 1837, à l’âge de soixante ans. Une foule importante, des officiers supérieurs de Légion, une députation maçonnique, un détachement de la Garde Nationale, lui rendent les derniers hommages. Mais la femme et la fille du héros d’Arcole se retrouvent dans l’indigence.

 

A Cadenet, sa statue, inaugurée en 1894, fut démontée par de courageux cadenétiens pendant la deuxième guerre mondiale pour être soustraite à la convoitise de l’occupant allemand. Elle fut remise en place le 7 octobre 1945. Nous pouvons toujours aller l’admirer et nous souvenir avec émotion de la glorieuse histoire du

« petit tambour d’Arcole », que nous a si bien contée notre conférencier.

 

M-C. E

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

 

Le mardi 21 novembre 2017, l’Académie a entendu une communication de Madame Marcelle MAHASELLA, intitulée : « Les recueils d’Albert Camus : des Essais aux Nouvelles ».

 

Camus a écrit des textes courts et condensés, essais puis nouvelles qu’il a rassemblés en recueils. Ses premières publications peuvent être considérées comme les gammes de l’écrivain, le prélude aux œuvres de la maturité.

La conférencière a proposé une analyse de chacune des œuvres en les illustrant par des citations empruntées à Camus et à quelques critiques littéraires.

 

1937, L’Envers et l’Endroit regroupe cinq essais : L’Ironie, Entre oui et non, La Mort dans l’âme, Amour de vivre, l’Envers et l’Endroit. Les thématiques camusiennes y sont claires : « Ce qui compte, ce sont les hommes ». Pour Camus, les difficultés que sont pauvreté, maladie, peur de l’inconnu révèlent l’homme dans sa vérité : « Je sais que ma source est dans ce monde de pauvreté et de lumière où j’ai longtemps vécu ».

 

1939, le recueil Noces compte quatre essais : Noces à Tipasa (invitation à la vie : amour et sensualité à travers les odeurs, la caresse du vent, les couleurs, la beauté du lieu), Le vent à Djemila (règne de la mort, repli sur soi), L’Eté à Alger, Le Désert (osmose entre l’homme et la nature).

 

1954 L’Eté comprend huit textes : Le Minotaure ou La Halte d’Oran (Oran ville fermée et Alger ville ouverte, deux villes opposées et complémentaires) , Les Amandiers, Prométhée aux enfers, Petit guide pour des villes sans passé, qui réaffirme l’opposition entre Alger et Oran, L’Exil d’Hélène, L’Enigme, Retour à Tipasa, La Mer au plus près. Un recueil où alternent mythologie et vécu, passé et présent, ville et nature, Méditerranée et Atlantique car l’homme et le monde sont riches de cet ensemble.

 

1957 L’Exil et le royaume regroupe six textes qui sont autant de réflexions sur la solitude, la solidarité, le cheminement vers l’ouverture aux autres et vers l’amour. La femme adultère, Le Renégat, Les Muets (souvenirs d’enfance, difficulté de communication entre le monde ouvrier et le patronat), L’Hôte (est-ce celui qui reçoit ou celui qui est reçu ?, mise en évidence de deux mondes qui se côtoient mais ne se mêlent pas), Jonas ou l’artiste au travail et La pierre qui pousse.

 

En conclusion, la conférencière précise que ces recueils proposent les mêmes interrogations, les mêmes réponses, et les mêmes thèmes que ceux qui seront développés dans les textes majeurs : l’absurde, la révolte, l’engagement, la solidarité, la recherche de l’unité et de la beauté. Depuis l’exil de la naissance qui projette l’homme solitaire sur la terre ce n’est que dans le partage des douleurs et des joies communes avec les hommes comme avec la nature que ce dernier peut trouver des possibles pour tendre vers le royaume. Camus revendique avec force ce royaume fragile : « Je suis heureux dans ce monde car mon royaume est de ce monde ».

 

Cette communication, dite avec enthousiasme, a mis en évidence la passion de son auteur pour Camus et a été saluée chaleureusement par l’assemblée.

 

M.C.

 

 

 

ACADÉMIE  D'AIX

 

Sciences, agriculture,

arts et belles-lettres

 

 

Le mardi 7 novembre 2017, l’Académie a fait sa rentrée. Elle a élu  son bureau, le nouveau Président étant M. Jean-Jacques Lecomte.

 

Le mardi suivant, l’Académie a entendu M. Gilbert Schlogel donner sa communication, Philippe Mouret, le Français qui a bouleversé la pratique chirurgicale du monde entier. Cette intervention, alliant l’humour à la rigueur scientifique, a été suivie avec le plus vif intérêt. L’orateur nous en a fourni un résumé que nous communiquons à nos lecteurs :

 

« Philippe Mouret est un lyonnais né en 1938 et qui termina ses études de chirurgien en 1966. C’est le moment où ses ainés lui transmirent une technique gynécologique mise au point à Paris et appelée cœlioscopie. Il s’agissait d’explorer la cavité pelvienne féminine avec une fine lunette, donc d’ouvrir le ventre mais par simple incision ombilicale, avant de s’attaquer à des opérations complexes en particulier en cas de stérilité.

 

Très intéressé par une nouveauté qui ne passionnait pas ses confrères, Mouret commença à pratiquer de petites interventions par cette voie d’abord qui fut bientôt qualifiée de mini-invasive. D’année en année, il perfectionna sa méthode qui permettait aux opérées de quitter l’hôpital au bout de vingt-quatre heures. Il l’étendit bientôt à l’ensemble de la cavité abdominale, traitant des appendicites et des occlusions intestinales, toujours avec de courtes incisions de la paroi, au travers desquelles il passait des instruments de plus en plus sophistiqués.

 

Jusqu’à l’année 1987 où, après vingt ans de pratique cœlioscopique quotidienne, il osa, sans ouvrir le ventre, enlever une vésicule biliaire malade, au grand étonnement de sa patiente…et de tous ses confrères. Rapidement équipé d’un cœlioscope muni d’une caméra, il multiplia des opérations du même type, provoquant, au sein de sa corporation, des réactions très variées. Quelques praticiens, surtout des jeunes, le félicitèrent et vinrent s’instruire à son contact, mais d’autres, se sachant bien incapables de l’imiter, préférèrent le critiquer publiquement.

 

En  1990,  il  décida  de  quitter  un  monde  hospitalier  hostile  pour  créer   un « Centre » privé consacré à cette nouvelle forme de chirurgie ambulatoire. Bien que financé facilement par les banques, il se heurta à une opposition administrative obstinée qui l’empêcha d’y exercer. Finalement désavoué par la justice puis par le Conseil de l’Ordre des Médecins, il dut quitter la France en 2002, pour aller exercer dans un autre pays où on l’accueillerait à bras ouverts. Les Américains s’extasièrent devant cette New French Revolution et les Japonais lui décernèrent en 2007, le prix Honda, qui récompense les innovations bénéfiques à l’humanité.

 

Malheureusement, un fâcheux cancer vint interrompre cette brillante carrière et Mouret nous quitta en 2008, rassuré par une célébrité enfin acquise en France quand le maire de Lyon lui remis la médaille d’or de la ville. Il n’a malheureusement pas su qu’en 2014 le Conseil de l’Ordre, qui l’avait banni en 2002, inaugura une nouvelle salle en lui donnant son nom. Et les éditions Sauramps de Montpellier acceptèrent de publier sa biographie. Incroyable mais heureux retour des choses. »

 

M-C.E

 

Communications de l’année académique 2015-2016

 

10 novembre 2015: Jean-Claude GAUTRON :

« Van Gogh avant Van Gogh »

 

17 novembre 2015 : Jean-Marie ROUX :

«  Le père Antoine Yvan (1576-1653) et la tentation du  désert »

 

8 décembre 2015 : Claude SAUER

«  Monsieur de Saint-George, l’oublié … »

 

15 décembre 2015 : Jean-Louis BERGEL

«  Le naturalisme provençal: des Ecoles et des Maîtres »

 

5 janvier 2016 : Albert GIRAUD

«  Bien vivre à la campagne grâce aux conseils de Sophie et Cora »

 

19 janvier 2016 : Louis DUBOUIS

«  L’Europe et le tonneau des Danaïdes grec »

 

26 janvier 2016 : Hirotaka OGURA

«  Le nô, un théâtre dédié aux morts »

 

2 février 2016 : Pierre PÈNE

«  Vieillissement et société : un nouveau défi pour notre pays »

 

23 février 2016 : Huguette TAVIANI-CAROZZI

«  Lumières de Pointe-Noire et de la francophonie :Alain Mabanckou »

 

1er mars 2016 : Jean-Pierre CENTI

« Les banques centrales : anciens enjeux, nouveaux défis »

 

8 mars 2016 : Bertrand MORARD

« Quand les Missionnaires de Provence investissaient le dortoir des Carmélites »

 

15 mars 2016 : Madeleine COM

« Les terres oubliées de France »

 

22  mars 2016 : Jean BONNOIT

« Artistes et anatomistes »

 

29 mars 2016 : Réception de Monsieur Frédéric COUFFY

« Eloge de Monsieur Edouard BILLIOUD-PONSON »

Réponse de Monsieur Gilbert Schlogel

 

19 avril 2016 : André MARTEL

«  Le général Sextius Alexandre François de Miollis : un héros aixois connu et méconnu »

 

26 avril 2016 : Anne LEBORGNE

«  La médiation familiale : un mode de règlement des conflits familiaux »

 

3 mai 2016 : Max MICHELARD

«  Le changement climatique est-il d’origine anthropique ? »

 

10 mai 2016 : Bernard JOUISHOMME

« Les missions franciscaines espagnoles en Californie au 18ème siècle »

 

17 mai 2016 : Bernard FOUQUES

« Everest : 14 mai 2005 »

 

24 mai 2016 : Maurice BERNARD

« Comment la parole vint au cinéma »

 

31mai 2016 : Réception de Monsieur Dominique MAUTIN

Réponse de Monsieur Roger BOUT

 

7 juin 2016 : Jean-Claude GAUTRON

« Turner »

 

14 juin 2016 : Château de Lourmarin. Séance de clôture

Marie-Clotilde ESCALLE  « Eloge de la Vertu »

 

 

 

 

 

Communications de l’année académique 2014-2015

 

18 novembre : Charles de la RONCIERE : « Les universités africaines francophones en Afrique noire : Dakar et les autres »

 

25 novembre : Odile de PIERREFEU : « Les monuments aux morts de la Grande Guerre en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ou comment certains monuments au morts sont devenus des monuments historiques »

 

9 décembre Philippe MALBURET : « Rosetta déchiffre les comètes »

 

16 décembre Bernard TERLAY : « Frédéric Mistral ou le Rédempteur d’une langue »

 

6 janvier Jean-Jacques SACCO : « L’infarctus du myocarde. Perspectives et réalités »

 

13 janvier  Albert Giraud : « POLO »

 

20 janvier Paul DJONGANG : « La compétitivité internationale de la France dans une perspective historique »

 

27 janvier  Dominique MAZEL : « Dans la Grande Guerre : Jules Isaac, citoyen, soldat, historien »

 

3 février Elisabeth RALLO-DITCHE : « La méchanceté dans la littérature : quelques figures de méchants »

 

10 février Jean-Marie ROUX : « Le Maroc, la carte postale et l’enfant , 1914-1918 »

 

17 février Bernard JOUISHOMME : « La guerre des mines »

 

10 mars :  Bruno DEVICTOR : « A bord du Bourayne ( 12/01/1872- 08/04/1873) ou de la Cochinchine au Tonkin. »

 

17 mars :  Bernard MILLE : « Nicolas Machiavel, hors normes. »

 

31 mars Maurice BERNARD : «Marseille au temps du pont transbordeur . »

 

7 avril Marie-Jeanne COUTAGNE et François d’IZARNY-GARGAS : « Eric Rohmer, un moraliste pour notre temps. »

 

12 mai  Jacques LAFON  en collaboration avec Philippe MALBURET : « La sépulture de Peiresc »

 

 

 

 

 

Communications de l’année académique 2013-2014

 

12 novembre :  Jean-Jacques LECOMTE : « Eternel Feydeau ».

 

19 novembre :  Roger BOUT : « Livre exhumé…temps retrouvé ».

 

3 décembre :  Dominique MAUTIN : « La France et l’Italie, proches mais différentes ».

 

10 décembre :  Janet MEAD : « L’humour anglais ».

 

17 décembre :  Jean-Marc JARRY : « L’eau à l’hôpital d’Aix, de 1750 à nos jours ».

 

7 janvier :  Marie-Clotilde ESCALLE : « Corneille, Hugo, Rostand : le panache du Héros ».

 

14 janvier :  Xavier LAVAGNE d’ORTIGUE : « Edmond Tardif (1859-1934) et son legs à l’Académie ».

 

21 janvier :  Claude CAROZZI : « La question du purgatoire ».

 

28 janvier :  Elisabeth MARCHESSAUX : « Un bienfait de la guerre ».

 

4 février :  Monique POMEY : « La restauration de La Crucifixion ».

 

11 février :  Jean-Marie ROUX : « Aix veut le chemin de fer : le combat de ses élus ».

18 février :  Frédéric COUFFY : « La porcelaine de Limoges, une histoire de familles ».

 

11 mars :  Maurice BERNARD : « Un aixois bien oublié : Claude Gondran ».

 

18 mars :  Michel HORASSIUS : « Giotto, initiateur de la Renaissance italienne en peinture ».

 

25 mars :  Bertrand LE MENESTREL : « A quoi sert le français ? Rapide revue des avantages d’un langage articulé entre les hommes ».

 

1er avril :  Nicole HORASSIUS : « A propos du seppuku et de la mort volontaire au Japon ».

 

8 avril :  Albert GIRAUD : « Lettres à un jeune prêtre ».

 

15 avril :  Marie-Jeanne COUTAGNE : « Philosopher au cinéma ».

 

6 mai :  Chantal GUYOT de LOMBARDON : « Une écriture masculine de l’intime à Aix à la fin du XIXème siècle : le journal de Léo Latil (1890-1915) ».

 

13 mai :  Michel GANZIN : « Etienne VACHEROT : du républicanisme à la contestation de la IIIème république militante ».

 

20 mai :  Michel JEAN : « La Camargue, territoire naturel ou territoire artificiel ? ».

 

27 mai :  Pierre PENE : « Santé et sociétés (France, Maghreb central) ».

 

3 juin :  Joachim ROTHACKER : « Rencontrer l’art ».

 

 

 

 

 

 

Communications de l’année académique 2012-2013

 

13 novembre : Madeleine Com-Escalle – Jean Bonnoit : « Le duc de Lesdiguières, dernier connétable de la France des lys. »

 

27 novembre : Joël-Benoit d’Onorio : « René Coty, Président exemplaire. ». A l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort.

 

4 décembre : Huguette Taviani-Carozzi : « La papesse Jeanne, origine d’une légende.

 

11 décembre : Maurice Bernard : « Les âges d’or d’Aix. »

 

18 décembre : Danièle Antonelli : « Paul Guigou (1834-1871) »

 

8 janvier : Philippe MALBURET : « Après Galilée, Peiresc observe à Aix les satellites de Jupiter. »

 

22 janvier : Jacques LAFON : « Les enfants abandonnés de l’hôpital Saint Jacques avant la Révolution. »

 

29 janvier : Jean-Marie ROUX : « Un aixois méconnu le Père Léopold Cadière et les Amis du Vieux Hué. »

 

5 février : Gilbert SCHLOGEL : « Les vingt siècles d’histoire d’un village varois : Saint Tropez. »

 

12 février : Jean-Didier HANNEBERT : « Un véhicule mythique : la jeep. »

 

5 mars : Hirotaka OGURA : « Le Kabuki, un art dramatique, né dans le peuple. »

 

12 mars : Guy VINCENT : « Le taureau de Phalaris ou de la substitution. »

 

19 mars : Philippe ROESCH : « Hélicoptères à grande vitesse : l’aventure du X3. »

 

26 mars : Joachim ROTHACKER : « Le cinquantième anniversaire du Traité de l’Élysée. »

 

2 avril : Bernard JOUISHOMME : « Les enseignements de la guerre de Sécession américaine »

 

30 avril : Nicole HORASSIUS : « Traces, empreintes, le tatouage des murs. »

 

7 mai : André TURCAT : «  Un mythe éclipsé. »

 

14 mai : Maurice WOLKOWITSCH : « Les pratiques commerciales dans les transports et les activités ludiques. »

 

21 mai : Maurice FLORY : « La fin du protectorat français au Maroc. »

 

 

 

 

 

 

Communications de l’année académique 2011-2012

 

15 novembre : Danièle IANCU-AGOU : « Entre archives et vestiges ,mémoire orale, mémoire vécue : réflexions autour de la Provincia judaïca. »

 

29 novembre : Joël-Benoit d’ONORIO : « Cent ans de monarchie constitutionnelle à Monaco. »

 

6 décembre : Marie-Clotilde ESCALLE : « Églises et chapelles du Val Gaudemar. »

 

13 décembre : Dominique MAZEL : « Une aventure en bibliographie contemporaine : Pierre LECUIRE, architecte du livre. »

 

3 janvier : Claude-Alain SARRE : « Les pèlerins et le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. »

 

17 janvier : Guy VINCENT : « L’Alipachiade, poème épique autour d’Ali pacha (1820) »

 

24 janvier : Bernard JOUISHOMME : « La vie militaire à Aix au 19ème siècle. »

 

31 janvier : Albert GIRAUD : « Quand Tante Anastasie et le Père-la Pudeur censuraient les manuels scolaires. »

 

7 février : Jean-Luc KIEFFER : « L’Hindouisme. »

 

14 février : Bertrand LE  MENESTREL : « Renouveau ou disparition du Français ? Coup d’œil sur des institutions et groupes industriels. »

 

13 mars : Jean-Pierre VALENTIN : « Les voies du Bouddhisme. »

 

20 mars : Didier PRALON : « Interprétation du mythe grec. »

 

27 mars : Jean-Marie ROUX : « Ironbridge, ou comment faire un musée d’un ancien espace industriel ? »

 

3 avril : Nicole VAUDOUR : « Mobilité routière et autoroutière en Pays d’Aix. »

 

10 avril : Anne LEBORGNE : « Mariés, pacsés, concubins, du pareil au même ? »

 

17 avril : Alain-Michel JEAN : « Se repérer dans la nuit des temps. »

 

15 mai : Bernard MILLE : « A la charnière de deux siècles… l’éclosion des patronages à Aix. »

 

22 mai : Louis-Jean ANDRE : « Actualité de Malthus. »

 

29 mai : Bernard TERLAY : « La représentation des ruines antiques en Provence dans la première moitié du XIXe siècle. »

 

5 juin : François d’IZARNY-GARGAS : « Les deux Giono. »

 

12 juin : Jean-Louis BERGEL : « Trop de loi tue la loi. »

 

 

 

 

Communications de l’année 2010-2011

 

9 novembre : Nicole HORASSIUS–JARRIE : « L‘homme qui se prenait pour un loup ».

 

16 novembre : Jean-Marie ROUX : « Sur des propositions d’adduction d’eau potable à Aix et à Marseille en 1898. »

 

23 novembre : Maurice BERNARD : « …Et la B.D. fit pièce à l’hérésie, dans nos Alpes au XVème siècle. »

 

30 novembre : Franck LAPEYRERE :  « Mariage et virginité. »

 

7 décembre : Alban d’HAUTHUILLE : « A la recherche de tante Adèle. »

 

14 décembre : Gérard d’ILLE :  «  Propos sur l’Inde d’hier et d’aujourd’hui. »

 

4 janvier : Bernard TERLAY : « L’œuvre des prisons à Aix. »

 

11 janvier : Gilles CHEYLAN : « Darwin-de Saporta, dialogue autour de l’évolution. »

 

18 janvier : André MARTEL : « Un chef d’état-major mort pour la France. Pourquoi le silence ? »

 

25 janvier : Christine PROST : « De Gogol à Chostakovitch : l’étrange aventure d’un nez baladeur. »

 

1er février : Jean-Jacques LECOMTE : « Indépendance et subordination : les deux visages du Ministère public. La France est-elle encore la patrie de Descartes ? »

 

8 février : Jean-Didier HANNEBERT : « L’automobile en France il y a cent ans. »

 

8 mars : Hirotaka OGURA : « La littérature provençale au Japon. »

 

15 mars : Jean-Marie GASSEND : « Le blé à Rome et dans l’empire romain. »

 

22 mars : Lucienne DITTO-BOZETTO : « Bariona, un visage peu connu de Jean-Paul Sartre. »

 

29 mars : Louis-Jean ANDRE : « Comment peut-on être casanoviste ? »

 

5 avril : Bernard FOUQUES : « La Passion du Christ »

 

3 mai : Jean BONNOIT : « L’anatomie humaine est-elle une science du passé ? »

 

10 mai : Bertrand LE MENESTREL : « Marins du XVIIIème, marins du nucléaire : quelques rapprochements. »

 

17 mai : Michel HORASSIUS : « Aperçu sur la création artistique. »

 

24 mai : Annick  DUPERREY : « Henry James, une œuvre entre deux continents. »

 

31 mai : Albert GIRAUD : « Qu’est-ce qu’une vie de galérien ? »

 

7 juin : Élisabeth RALLO-DITCHE : « Littérature et sciences humaines. »

 

 

 

 

 

 

Communications de l’année 2009-2010

 

10 novembre : Alain-Michel JEAN : « La Provence vue à travers les cartes anciennes, XVIIème-XVIIIème siècles. »

 

17 novembre : Albert GIRAUD : « Frédéric Mistral, étudiant à Aix. »

 

24 novembre : Joël d’ONORIO : « L'État de la cité du Vatican dans les relations internationales »

 

8 décembre : Élisabeth RALLO-DITCHE : « Les femmes librettistes au siècle des Lumières. »

 

15 décembre : Michel GANZIN : « Portalis et le Droit naturel. »

 

5 janvier : Guy VINCENT : « Aspects contemporains de la mythologie comparée. »

 

12 janvier : Bernard MILLE : « L’enseignement des Lettres …ou le retour de la pédanterie »

 

19 janvier : Henry de LANDER : « La Traversado a Comboscure. »

 

2 février : Jean-Marie ROUX : « Par les moustaches de Pléksy-Gladz !»…ou le totalitarisme raconté par HERGE aux jeunes de 7 à 77 ans. »

 

2 mars : Madeleine COM-ESCALLE : « Une histoire de la géographie. »

 

9 mars : Hirotaka OGURA : « La réception de la littérature provençale au Japon. »

 

16 mars : Élisabeth MARCHESSAUX : « La formidable aventure des " radios-libres" ».

 

23 mars : Patricia WARD : « Harriet Beacher STOVE, lectrice de Fénelon et de Jeanne Guyon. »

 

30 mars : Claude-Alain SARRE : « L’automobile, hier, aujourd’hui, demain. »

 

20 avril : Maurice WOLKOVITSCH : « Les réactions de l’opinion publique devant l’évolution des modes de transport. »

 

27 avril : Jean BONNOIT : « L’Arménie en 2009, notes et impressions de voyage. »

 

4 mai : Louis-Jean ANDRE : « Irma MOREAU et les pensions ouvrières. »

 

11 mai : Pierre VIDAL : « Les combats oubliés du front des Alpes-Maritimes du 15 août 1944 au 2 mai 1945. »

 

18 mai : Bernard TERLAY : « Les établissements religieux sur le Cours (Mirabeau). »

 

25 mai : François d’IZARNY-GARGAS : « Un apothicaire dans la guerre d’Espagne. »

 

1er juin : Michel CAMATTE : « Le chef d’orchestre, un musicien singulier. »

 

8 juin : Xavier LAVAGNE d’ORTIGUE : « Joseph d’ORTIGUE et la musique. »